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Question d'oral
Le Parthénon est-il un monument de la démocratie ?
Réponse d'oral
Le Parthénon est un monument de la démocratie athénienne, mais il exprime aussi la puissance religieuse et impériale d’Athènes. Construit sur l’Acropole entre 447 et 432 avant J.-C., sous l’impulsion de Périclès, il est consacré à Athéna, protectrice de la cité. Il abrite sa statue monumentale, réalisée par Phidias en or et en ivoire. Ce n’est donc pas un lieu de réunion politique : les citoyens débattent et votent sur la Pnyx. Comme les autres temples grecs, le Parthénon est d’abord une demeure divine, tandis que les sacrifices se déroulent à l’extérieur.Son lien avec la démocratie tient surtout à son contexte de construction et à l’image qu’il donne de la communauté. Le programme monumental est porté par les institutions civiques. La frise représente généralement, selon l’interprétation retenue, la procession des Panathénées, grande fête en l’honneur d’Athéna. La cité se montre ainsi réunie autour de sa déesse. L’architecture associe un ordre dorique, visible dans la colonnade extérieure, à des éléments ioniques, notamment cette frise continue. Elle transforme un temple en signe éclatant du prestige collectif.Mais cette célébration a ses limites. Les femmes, les étrangers résidents et les esclaves restent exclus des droits politiques. Surtout, le chantier bénéficie des ressources de l’empire athénien, alimentées par les contributions des cités alliées, dont le trésor a été transféré à Athènes en 454 avant J.-C. Le Parthénon incarne donc une démocratie réelle, mais réservée à une minorité et soutenue par une domination extérieure. Un monument peut-il célébrer la liberté des uns sans rappeler la dépendance des autres ?
