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    Question d'oral

    L'Organisation de coopération de Shanghai est-elle une alternative à l'ordre occidental ?

    Réponse d'oral

    L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) représente une alternative partielle à l’ordre occidental, mais elle ne constitue ni une alliance militaire comparable à l’OTAN ni un bloc politique uni. Créée en 2001 autour de la Chine, de la Russie et de quatre États d’Asie centrale, elle s’est élargie à l’Inde et au Pakistan en 2017, à l’Iran en 2023, puis à la Biélorussie en 2024. Ses dix membres réunissent ainsi des puissances qui veulent peser davantage face aux États-Unis et à leurs alliés.
    L’OCS défend un ordre multipolaire, c’est-à-dire un monde où plusieurs centres de puissance participent aux décisions. Elle insiste sur la souveraineté des États et la non-ingérence, contre les interventions extérieures et les pressions politiques occidentales. Concrètement, elle organise des exercices militaires communs et coordonne la lutte contre le terrorisme grâce à une structure installée à Tachkent, en Ouzbékistan. Elle offre aussi une tribune diplomatique à des pays comme la Russie et l’Iran, soumis à des sanctions occidentales.
    Cependant, cette contestation commune masque de profondes divisions internes. L’Inde et la Chine restent opposées sur leur frontière himalayenne, tandis que l’Inde coopère aussi avec les États-Unis. L’OCS ne possède ni défense collective automatique, ni marché commun, ni monnaie unique. Elle est donc surtout un espace de coopération et d’affirmation politique, plutôt qu’un ordre international de remplacement. La question reste de savoir si contester la domination occidentale suffit à construire des règles communes durables.