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    Question d'oral

    1848 : pourquoi parle-t-on de “Printemps des peuples” et en quoi cela annonce-t-il des transformations durables ?

    Réponse d'oral

    On parle de « Printemps des peuples » en 1848 parce qu’une vague de révolutions traverse l’Europe, réclamant davantage de libertés et, dans plusieurs régions, l’indépendance ou l’unité nationale. Comme un printemps, elle semble annoncer un renouveau après l’ordre monarchique rétabli en 1815. La crise économique, la pauvreté et le refus des gouvernements autoritaires nourrissent la contestation. En février 1848, la révolution parisienne renverse Louis-Philippe et instaure la Deuxième République. En mars, les soulèvements gagnent notamment Vienne, Berlin et Budapest. Les revendications diffèrent, mais une idée les rapproche : les peuples doivent participer aux décisions qui les concernent.
    Ces révolutions associent trois grandes aspirations : les libertés politiques, la souveraineté populaire et la reconnaissance des nations. Elles posent aussi la question sociale : que vaut la liberté pour celui qui n’a ni travail ni pain ? En France, le suffrage universel masculin est instauré en mars 1848 et l’esclavage est aboli dans les colonies en avril. Mais les femmes restent exclues du vote. La fermeture des Ateliers nationaux, destinés à fournir du travail aux chômeurs, provoque en juin une insurrection ouvrière, durement réprimée.
    Dès 1849, la plupart des révolutions sont vaincues. Pourtant, leurs effets durent : le servage est aboli dans l’empire d’Autriche et les aspirations nationales préparent les unifications italienne et allemande, réalisées ensuite surtout par les États et les guerres. La participation politique devient une attente difficile à effacer. Mais comment faire vivre ensemble liberté politique, justice sociale et aspirations nationales ?