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    Question d'oral

    Que nous apprend la sortie progressive des sondes (Voyager, etc.) sur l’héliosphère et l’environnement interstellaire ?

    Réponse d'oral

    La sortie progressive des sondes Voyager nous apprend que l’héliosphère est une bulle protectrice créée par le Soleil, dont la frontière donne accès à un environnement interstellaire différent, mais pas vide. Cette bulle se forme grâce au vent solaire, un flux de particules chargées éjectées par notre étoile. Très loin du Soleil, ce vent ralentit, puis rencontre le milieu situé entre les étoiles. La limite entre ces deux domaines s’appelle l’héliopause. Ce n’est pas une paroi solide : c’est une frontière mouvante, soumise à l’activité du Soleil et à la pression du milieu extérieur.
    Voyager 1 a franchi cette limite en août 2012, à environ 121 unités astronomiques du Soleil, soit 18 milliards de kilomètres. Voyager 2 l’a traversée en novembre 2018, à environ 119 unités astronomiques. Leurs instruments ont observé une baisse des particules d’origine solaire et une hausse des rayons cosmiques venus de l’extérieur. Les mesures ont aussi révélé un gaz ionisé plus dense au-delà de l’héliopause. Ces observations confirment que l’héliosphère filtre une partie du rayonnement cosmique, sans l’arrêter complètement.
    Les deux traversées montrent également que cette frontière n’est ni parfaitement régulière ni immobile. Mais sortir de l’héliosphère ne signifie pas quitter entièrement le système solaire : l’influence gravitationnelle du Soleil s’étend bien au-delà, notamment jusqu’au lointain nuage de comètes d’Oort. Ces voyages invitent donc à une question simple : où finit vraiment le domaine d’une étoile, lorsque son vent et sa gravité n’ont pas les mêmes frontières ?