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    Question d'oral

    Pourquoi la DDHC (1789) est-elle centrale pour le pénal (art. 8 et art. 9) ?

    Réponse d'oral

    La DDHC de 1789 est centrale pour le droit pénal parce que ses articles 8 et 9 limitent le pouvoir de punir de l’État et protègent toute personne accusée. Elle ne sert pas seulement de repère historique : elle a aujourd’hui une valeur constitutionnelle. Les lois pénales doivent donc respecter ses garanties. L’idée est simple : lutter contre les infractions ne donne pas à l’État le droit de punir n’importe qui, n’importe comment.
    L’article 8 pose le principe de légalité des délits et des peines : une personne ne peut être punie que sur le fondement d’une règle établie avant les faits. Une loi pénale nouvelle plus sévère ne peut donc pas s’appliquer à un comportement antérieur. Cet article exige aussi des peines « strictement et évidemment nécessaires ». Il fonde ainsi la nécessité et la proportionnalité des peines : la sanction ne doit pas être excessive au regard de la gravité de l’infraction. Par exemple, une loi adoptée en 2026 qui augmente la peine d’un vol ne peut pas aggraver la sanction d’un vol commis en 2025.
    L’article 9 affirme la présomption d’innocence : une personne reste présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie. C’est à l’accusation de prouver sa culpabilité, et le doute doit lui profiter. L’article interdit aussi toute rigueur inutile lors d’une arrestation : une garde à vue n’est pas une peine anticipée. Ces deux articles invitent donc à une réflexion toujours actuelle : comment protéger la société sans désarmer les libertés ?