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    Question d'oral

    Faut-il éduquer à la sexualité à l'école (EVARS 2025) ?

    Réponse d'oral

    Oui, il faut éduquer à la sexualité à l’école : l’EVARS, mise en œuvre à la rentrée 2025, vise à protéger les élèves et à leur apprendre le respect de soi et des autres. Il ne s’agit ni de remplacer les parents ni d’imposer une manière de vivre. L’école doit transmettre des connaissances fiables sur le corps, les relations et les droits, dans un cadre laïque. Depuis 2001, la loi prévoit au moins trois séances annuelles d’éducation à la sexualité, mais leur réalisation reste inégale.
    Le programme distingue les âges. À l’école primaire, l’éducation à la vie affective et relationnelle porte notamment sur les émotions, l’intimité et l’égalité entre filles et garçons. Au collège et au lycée, elle aborde aussi la sexualité, la contraception et les infections sexuellement transmissibles. Le consentement constitue un repère essentiel : comprendre qu’une relation ne peut pas être imposée, et qu’un accord peut être retiré. Par exemple, apprendre qu’on ne partage pas une photo intime sans autorisation aide à prévenir des violences très concrètes.
    Cette éducation doit toutefois respecter des conditions claires : des personnels formés, des contenus adaptés et une information transparente des familles. Aucun élève ne doit être poussé à raconter sa vie intime. Face à la pornographie et aux fausses informations en ligne, le silence des adultes ne protège pas. L’enjeu est donc la prévention, sans culpabilisation ni jugement. Reste à faire de cet enseignement un véritable espace de confiance, plutôt qu’une simple obligation sur l’emploi du temps.