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Question d'oral
Les guerres par procuration (Corée, Vietnam, Afghanistan…) relèvent-elles d’un affrontement global ou d’abord de dynamiques locales ?
Réponse d'oral
Les guerres par procuration de la guerre froide relèvent à la fois d’un affrontement global et de dynamiques locales, mais leurs acteurs ne sont jamais de simples pions des États-Unis ou de l’Union soviétique. Elles naissent souvent de divisions nationales, de luttes pour l’indépendance ou de conflits sociaux. La rivalité entre les deux Grands leur donne ensuite une autre dimension : elle apporte des armes, des financements et parfois des soldats. Pour comprendre ces guerres, il faut donc distinguer leurs origines locales de leur internationalisation.Le Vietnam illustre bien cet enchevêtrement. Hô Chi Minh lutte d’abord pour l’indépendance face à la France, puis pour la réunification d’un pays divisé en 1954. Mais Washington voit surtout dans la victoire communiste une menace pour toute l’Asie : c’est la théorie des dominos. En 1968, plus de 500 000 soldats américains sont présents au Vietnam. Face à eux, le Nord reçoit l’aide soviétique et chinoise, tout en poursuivant ses propres objectifs. En Afghanistan, l’intervention soviétique de décembre 1979 transforme également une crise politique intérieure en front majeur de la rivalité mondiale. Les insurgés reçoivent notamment un soutien américain par l’intermédiaire du Pakistan.L’expression « guerre par procuration » est donc utile, mais incomplète. Elle souligne que les superpuissances s’affrontent indirectement, sans risquer une guerre nucléaire entre elles. Pourtant, en Corée, au Vietnam ou en Afghanistan, elles interviennent aussi directement, chacune sur certains terrains. Surtout, les forces locales peuvent entraîner leurs alliés dans des conflits qu’ils maîtrisent mal. Ces guerres invitent ainsi à se demander qui instrumentalise réellement qui : les grandes puissances ou leurs partenaires locaux.
Autres questions
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