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    Question d'oral

    Pourquoi la détente des années 1970 stabilise-t-elle certains risques tout en laissant intacte la rivalité ?

    Réponse d'oral

    La détente des années 1970 stabilise certains risques de la guerre froide parce qu’elle encadre l’affrontement entre les États-Unis et l’Union soviétique, sans supprimer leur rivalité idéologique et stratégique. Après la crise des missiles de Cuba, en octobre 1962, les deux puissances comprennent qu’une escalade incontrôlée peut provoquer une catastrophe nucléaire. Elles cherchent donc à rendre leur relation plus prévisible. La détente n’est pas une réconciliation : c’est une manière de rester adversaires sans courir constamment le risque d’une guerre totale.
    Cette prudence produit des résultats concrets. En 1972, les accords SALT I limitent certains armements stratégiques, tandis que le traité ABM restreint les systèmes de défense antimissile. L’idée paraît paradoxale : si chacun reste vulnérable à une riposte, aucun n’a intérêt à attaquer. La dissuasion nucléaire devient ainsi plus stable, même si les arsenaux continuent de se moderniser. En 1975, les accords d’Helsinki renforcent aussi le dialogue européen autour de la sécurité, des frontières et des droits humains. Les échanges diplomatiques et économiques réduisent les malentendus, mais ne garantissent pas une confiance durable.
    La rivalité des blocs reste pourtant intacte. Chaque puissance défend ses alliances, son modèle politique et son influence. La compétition se poursuit dans les technologies, la propagande et les conflits régionaux, notamment en Angola à partir de 1975. L’intervention soviétique en Afghanistan, en décembre 1979, montre les limites de cet apaisement. La détente organise donc la concurrence davantage qu’elle ne la dépasse. Cela invite à se demander si un ordre mondial peut être durablement stable sans véritable confiance entre ses principales puissances.