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    Question d'oral

    Que prévoit l'accord de Kunming-Montréal ?

    Réponse d'oral

    L’accord de Kunming-Montréal prévoit de stopper et d’inverser la perte de biodiversité d’ici à 2030, notamment en protégeant 30 % des terres et des mers. Adopté en décembre 2022 à Montréal, lors de la COP15 sur la biodiversité, ce cadre mondial fixe 23 cibles pour 2030 et quatre grands objectifs pour 2050. Il répond à une urgence : les activités humaines détruisent les milieux naturels et accélèrent la disparition des espèces.
    Sa mesure phare est l’objectif « 30 × 30 » : conserver efficacement au moins 30 % des espaces terrestres, des eaux intérieures et des zones côtières et marines. L’accord prévoit aussi de placer sous restauration au moins 30 % des écosystèmes dégradés. Par exemple, restaurer une zone humide consiste à rétablir son fonctionnement naturel, pour accueillir des oiseaux, filtrer l’eau et limiter les inondations. Autres engagements : réduire de moitié les risques liés aux pesticides, limiter les pollutions et diminuer d’au moins 500 milliards de dollars par an les aides publiques nuisibles à la biodiversité d’ici à 2030.
    Pour financer ces actions, l’accord vise à mobiliser 200 milliards de dollars par an d’ici à 2030, provenant de ressources publiques et privées. Il reconnaît également les droits et le rôle des peuples autochtones dans la protection du vivant. Mais ce n’est pas un dispositif assorti de sanctions automatiques : son efficacité dépend des politiques nationales, des financements et du suivi des résultats. La vraie question est donc de savoir comment transformer ces objectifs mondiaux en changements durables dans nos façons de produire et d’habiter la planète.