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    Question d'oral

    Peut-on faire confiance aux modèles climatiques ?

    Réponse d'oral

    Oui, on peut faire confiance aux modèles climatiques pour comprendre le réchauffement et en prévoir les grandes tendances, mais pas pour annoncer exactement le temps qu’il fera dans trente ans. Un modèle représente le climat à partir de lois physiques, comme la conservation de l’énergie, et d’hypothèses simplificatrices. Il découpe l’atmosphère et les océans en mailles, puis calcule leurs interactions. Sa fiabilité se juge en confrontant ses résultats aux observations. Par exemple, les simulations reproduisent le réchauffement observé depuis le milieu du XXe siècle lorsqu’elles intègrent les émissions humaines de gaz à effet de serre ; les seuls facteurs naturels ne suffisent pas à l’expliquer.
    La théorie du chaos n’annule pas cette confiance. Elle explique pourquoi une petite erreur sur l’état initial de l’atmosphère limite la prévision météorologique. Mais prévoir la météo d’un jour précis n’est pas prévoir le climat, c’est-à-dire les statistiques du temps sur plusieurs décennies. On ignore le résultat du prochain lancer d’un dé, tout en connaissant les probabilités de ses faces. De même, les modèles peuvent prévoir une hausse de la température moyenne sans connaître chaque future journée de pluie.
    Cette confiance doit donc rester critique. Les nuages, les précipitations locales et certaines rétroactions demeurent difficiles à représenter. Les projections dépendent aussi de nos émissions futures : ce sont des scénarios conditionnels, pas des prophéties. Comparer plusieurs modèles et préciser leurs incertitudes permet de mieux décider. Leur efficacité est remarquable, sans rendre les mathématiques infaillibles : jusqu’à quel point faut-il attendre davantage de certitudes avant d’agir ?