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    Question d'oral

    Comment fonctionne le Conseil de sécurité et pourquoi le veto est-il contesté ?

    Réponse d'oral

    Le Conseil de sécurité de l’ONU prend les décisions nécessaires au maintien de la paix internationale, mais le droit de veto est contesté parce qu’il permet à cinq grandes puissances de bloquer son action. Il compte quinze membres : dix États élus pour deux ans par l’Assemblée générale et cinq permanents, les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. Pour adopter une résolution sur une question de fond, il faut au moins neuf voix favorables et aucun vote négatif d’un membre permanent. Une abstention d’un permanent ne bloque donc pas l’adoption.
    Le Conseil peut encourager une négociation, imposer des sanctions ou autoriser le recours à la force. Il peut aussi créer une opération de maintien de la paix : les casques bleus sont fournis par les États, car l’ONU ne possède pas d’armée propre. Selon leur nature et leur fondement juridique, ses décisions s’imposent aux États membres. Mais cette capacité d’action dépend de l’entente entre les grandes puissances. Le 25 février 2022, la Russie a ainsi opposé son veto à un projet de résolution condamnant son invasion de l’Ukraine.
    Le veto reflète le compromis de 1945 : garder les grandes puissances dans l’organisation en protégeant leurs intérêts essentiels. Il est néanmoins critiqué pour l’inégalité qu’il instaure et la paralysie qu’il peut provoquer, même face à des atrocités. Sa suppression suppose une réforme de la Charte, dont la ratification exige notamment l’accord des cinq permanents. La réforme n’est donc pas juridiquement impossible, mais politiquement très difficile. Comment rendre la sécurité collective plus juste sans perdre la participation des États les plus puissants ?