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    Question d'oral

    En quoi la « révolution néolithique » transforme-t-elle l’économie, la santé et la politique des communautés humaines ?

    Réponse d'oral

    La « révolution néolithique » transforme l’économie par l’agriculture et l’élevage, fragilise certains aspects de la santé et favorise de nouvelles inégalités politiques. Elle commence vers 9500 av. J.-C. au Proche-Orient, mais se déroule sur plusieurs millénaires et selon des rythmes différents. Les communautés ne vivent plus seulement de chasse et de cueillette : elles produisent une part croissante de leur nourriture. La culture des céréales et la domestication des animaux accompagnent la sédentarisation, parfois déjà engagée auparavant. Les récoltes permettent de constituer des réserves, d’échanger et de nourrir davantage de personnes. Mais elles imposent aussi un travail régulier et rendent les villages vulnérables aux mauvaises récoltes.
    Sur le plan de la santé, le bilan est contrasté. Une nourriture plus abondante ne signifie pas forcément une alimentation plus variée. La place croissante des céréales favorise les caries et peut entraîner des carences. La concentration des habitants, les déchets et la proximité des animaux facilitent certaines infections. À Çatal Höyük, en Anatolie, occupé à partir d’environ 7400 av. J.-C., les maisons serrées et les restes humains témoignent notamment des contraintes sanitaires de la vie villageoise. Pourtant, la population augmente, notamment parce que les naissances peuvent devenir plus rapprochées.
    Enfin, conserver des terres, des troupeaux et des surplus change les rapports de pouvoir. Qui possède les réserves ? Qui décide de leur distribution ? Certaines familles peuvent accumuler des richesses et transmettre des avantages. Cela favorise parfois des hiérarchies, sans conduire automatiquement à l’État. Cette transformation invite donc à se demander si produire davantage signifie nécessairement vivre mieux et plus librement.