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    Question d'oral

    Que signifie l'approche « Une seule santé » et pourquoi s'est-elle imposée ?

    Réponse d'oral

    L’approche « Une seule santé » signifie que la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes sont liées : elle s’est imposée parce que les épidémies, l’antibiorésistance et la pollution ne peuvent pas être combattues séparément. Son idée centrale est simple : protéger les humains suppose aussi de surveiller les animaux et de préserver leur environnement. Les « principes de Manhattan », formulés en 2004, ont contribué à structurer cette approche, désormais portée notamment par l’Organisation mondiale de la santé.
    Les zoonoses, ces infections transmissibles entre animaux et humains, montrent concrètement cette interdépendance. Environ 60 % des maladies infectieuses humaines connues sont d’origine animale. La grippe aviaire illustre ainsi la nécessité de faire travailler ensemble vétérinaires, médecins et spécialistes de l’environnement. La déforestation et l’extension des activités humaines peuvent multiplier les contacts avec la faune sauvage et favoriser le passage de certains microbes. Autre enjeu : l’antibiorésistance. L’usage excessif ou inadapté des antibiotiques, chez les humains comme dans les élevages, sélectionne des bactéries résistantes qui peuvent circuler entre populations, animaux, eaux et sols.
    Enfin, la pollution de l’air, de l’eau ou des sols affecte directement notre santé. Cette approche invite donc à prévenir les risques plutôt qu’à seulement soigner leurs conséquences : réduire les rejets polluants, mieux utiliser les antibiotiques et partager les alertes sanitaires. Elle s’inscrit dans la santé mondiale, car ni les microbes ni les polluants ne s’arrêtent aux frontières. Reste à savoir comment organiser cette solidarité lorsque les pays disposent de moyens très inégaux.