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    Question d'oral

    La santé est-elle un bien public mondial ?

    Réponse d'oral

    La santé est un bien public mondial parce que sa protection concerne tous les pays et exige une action collective, même si l’accès aux soins reste très inégal. Une épidémie ne s’arrête pas aux frontières : la protéger dans un pays suppose donc aussi de la protéger ailleurs. L’OMS, créée en 1948, organise cette coopération. Mais une nuance est importante : une consultation ou un médicament ne sont pas accessibles à tous gratuitement. Ce sont surtout la prévention des pandémies, la surveillance sanitaire et le partage des connaissances qui bénéficient à l’ensemble de la planète.
    L’approche « Une seule santé » montre pourquoi cette protection doit dépasser la seule médecine humaine. La santé des humains dépend de celle des animaux et des écosystèmes. La grippe aviaire, par exemple, impose de surveiller les oiseaux sauvages, les élevages et les personnes exposées. De même, l’antibiorésistance relie les prescriptions médicales, l’usage des antibiotiques en élevage et leur présence dans l’environnement. Une bactérie résistante sélectionnée dans un pays peut circuler ailleurs. Enfin, réduire la pollution de l’air protège directement la santé et peut produire des bénéfices au-delà des frontières.
    Cependant, reconnaître un intérêt commun ne garantit pas la solidarité. Pendant la pandémie de Covid-19, en 2021, les pays riches ont obtenu des vaccins bien avant de nombreux pays pauvres. La santé mondiale reste donc traversée par les inégalités de richesse et les intérêts nationaux. Pour en faire un véritable bien commun, il faut financer la prévention et rendre les traitements essentiels accessibles. Jusqu’où les États sont-ils prêts à partager leurs ressources pour protéger une santé qui dépend de tous ?