L'éducation dans le monde : PISA, Finlande, Asie, Afrique et les modèles comparés

    Notion
    8 min de lecture1990 – aujourd'hui

    250 millions d'enfants ne sont pas scolarisés, 70 % des enfants de 10 ans des pays pauvres ne savent pas lire une phrase simple (la « pauvreté des apprentissages », Banque mondiale), 770 millions d'adultes sont analphabètes ; pendant ce temps, Singapour, Shanghai, la Corée, le Japon, l'Estonie, la Finlande, le Canada dominent PISA. Les modèles s'opposent (l'exigence asiatique, la confiance nordique, le tri allemand, le marché américain, la centralisation française), les classements gouvernent (PISA depuis 2000, Shanghai), les crises se cumulent (le Covid : 1,6 milliard d'élèves confinés, l'Afghanistan et les filles, la Chine et le « double réduction », les privatisations). Cette fiche donne les chiffres, les modèles et les débats de l'éducation comme enjeu mondial et géopolitique.

    Définition

    L'éducation dans le monde se mesure par des indicateurs (UNESCO, Banque mondiale, OCDE) : la scolarisation (91 % des enfants en primaire, 77 % au collège, 60 % au lycée ; 250 millions d'enfants et adolescents non scolarisés (2024), dont la moitié en Afrique subsaharienne ; 122 millions de filles ; l'Afghanistan seul pays interdisant le secondaire et le supérieur aux filles depuis 2021), l'alphabétisation (87 % des adultes ; 770 millions d'analphabètes, deux tiers de femmes ; le Niger 35 %, le Tchad 27 %), la qualité (la « pauvreté des apprentissages » : 70 % des enfants de 10 ans des pays à revenu faible et intermédiaire ne lisent pas un texte simple, contre 53 % avant le Covid ; les tests PASEC en Afrique francophone, TIMSS et PIRLS), la dépense (5 % du PIB mondial, 5 000 milliards de dollars ; l'aide à l'éducation : 16 milliards, en baisse ; le coût de la non-scolarisation : 10 000 milliards par an selon la Banque mondiale), les enseignants (94 millions dans le monde, 44 millions manquants d'ici 2030, dont 15 millions en Afrique), le numérique (la fracture : deux tiers des enfants sans Internet à la maison), le supérieur (250 millions d'étudiants, x2 en 20 ans ; 6 millions d'étudiants internationaux : États-Unis 1 million, Royaume-Uni 700 000, Canada, Australie, France 400 000 ; la Chine et l'Inde premiers pays d'origine), les objectifs (l'ODD 4 de 2015 : « une éducation de qualité inclusive et équitable pour tous » d'ici 2030 : hors d'atteinte ; l'Éducation pour tous de Jomtien 1990 et Dakar 2000 ; le Partenariat mondial pour l'éducation).
    Les classements : PISA (OCDE, depuis 2000, tous les trois ans, 700 000 élèves de 15 ans dans 80 pays, en lecture, maths, sciences ; 2022 : Singapour 575 en maths, Macao, Taïwan, Hong Kong, Japon 536, Corée 527, Estonie 510, Suisse 508, Canada 497, Pays-Bas, Irlande, Pologne, Australie, Royaume-Uni 489, Finlande 484 (en baisse depuis 2006), Allemagne 475, France 474 (26e), Italie 471, États-Unis 465, Chili, Mexique 395, Cambodge 336 ; la baisse générale de 15 points en maths après le Covid), TIMSS (maths et sciences en CM1 et quatrième : Singapour, la Corée, Taïwan, le Japon ; la France dernière de l'Union en CM1 2023), PIRLS (lecture en CM1 : Singapour, l'Irlande, Hong Kong ; la France 26e), Shanghai (les universités : Harvard, Stanford, MIT, Cambridge, Berkeley, Oxford ; Paris-Saclay 12e ; la Chine 2e nation avec Tsinghua 20e), QS, THE. Les modèles : le nordique (la Finlande : l'école commune jusqu'à 16 ans, pas de redoublement, pas de classement, des enseignants à bac +5 sélectionnés et autonomes, la confiance, le bien-être ; en baisse depuis 2006 : le numérique, l'immigration, les garçons), l'asiatique (Singapour : la méritocratie, le « teach less, learn more », la méthode de maths ; la Corée et le Japon : l'exigence, les hagwon et juku (le soutien privé : 25 % du revenu des familles coréennes, le suneung : l'examen national qui arrête les avions), le suicide des jeunes, la Chine : le gaokao (13 millions de candidats), la « double réduction » de 2021 (Xi interdit le soutien privé lucratif : 100 milliards de dollars effacés) ; le confucianisme et le respect du maître), l'anglo-saxon (les États-Unis : décentralisé (13 000 districts), inégal (le financement par l'impôt local), les charter schools, les vouchers, la « guerre » des programmes (l'évolution, l'histoire, les livres interdits : 10 000 en 2023, la « théorie critique de la race »), le supérieur le plus cher et le meilleur (Harvard : 80 000 dollars, 1 800 milliards de dette étudiante) ; le Royaume-Uni : les academies, les public schools (Eton), le tutorat, les frais à 9 000 livres), le germanique (l'Allemagne : le tri à 10 ans (Gymnasium, Realschule, Hauptschule), le système dual d'apprentissage (1,3 million, le modèle), le « choc PISA » de 2001 qui a réformé ; la Suisse et l'Autriche), le français (centralisé, national, laïque, le bac, les prépas, l'inégalité), les émergents (l'Estonie : le numérique, l'équité, le meilleur d'Europe ; la Pologne : la réforme de 1999 ; le Vietnam : PISA au niveau des riches avec un PIB dix fois plus faible ; l'Inde : 250 millions d'élèves, la loi de 2009, le privé à 40 %, la NEP 2020 ; le Brésil et le Bolsa Familia ; le Chili et les vouchers de Pinochet, contestés en 2011), l'Afrique (la croissance des effectifs, les classes de 60, les enseignants sans formation, le PASEC : 50 % de non-lecteurs en CM2, les frais officieux, le privé à bas coût : Bridge International, les langues d'enseignement : le français contre les langues nationales, le Sahel et les écoles fermées par le djihadisme : 13 000 en 2023), les crises (le Covid : 1,6 milliard d'élèves confinés, 190 pays, une perte estimée à 0,6 année d'apprentissage et 17 000 milliards de revenus futurs ; les conflits : l'Ukraine, Gaza (toutes les universités détruites, 600 000 élèves sans école 2024), le Soudan, le Sahel ; les filles afghanes ; le climat : les écoles fermées par la chaleur en Inde et aux Philippines), le numérique et l'IA (l'UNESCO 2023 : les écrans à éviter avant 6 ans, les bénéfices non prouvés ; les Edtech : 300 milliards ; l'IA comme tuteur au Sud : les promesses ; la Chine et la surveillance en classe).

    Contexte

    L'éducation pour tous (1948-2000). La Déclaration universelle (1948, article 26 : le droit à l'éducation, gratuite et obligatoire au primaire), l'UNESCO (1945 : l'alphabétisation), les décolonisations (les systèmes hérités : le français, l'anglais, le portugais), Jomtien (1990 : « l'éducation pour tous » ; 100 millions d'enfants non scolarisés), Dakar (2000 : six objectifs, la gratuité du primaire ; les OMD 2000-2015 : la scolarisation primaire universelle, presque atteinte : 91 %), l'Asie de l'Est qui investit (le Japon et la Corée : l'éducation comme moteur du miracle ; Singapour ; la Chine : la loi de 1986 sur les neuf ans obligatoires).
    Le choc PISA (2000-2015). Le premier PISA (2000) crée le classement mondial : la Finlande première (la surprise, le « miracle finlandais » visité par tous), l'Allemagne en « choc » (le tri, les inégalités : les réformes, l'école toute la journée), la France moyenne, les États-Unis médiocres ; l'Asie monte (Shanghai 2009 première : la discipline, les juku, la triche dénoncée), les gouvernements se réforment pour PISA (la Pologne, le Portugal, l'Estonie : les succès ; l'Angleterre et ses academies), les critiques (PISA mesure ce qui est mesurable, uniformise, ignore la culture ; les 100 universitaires contre PISA 2014), les ODD (2015 : l'ODD 4 pour 2030).
    La stagnation et le Covid (2015-2022). Les progrès ralentissent (les 250 millions non scolarisés stagnent ; la « crise des apprentissages » découverte : à l'école mais sans apprendre : la Banque mondiale 2018), les conflits chassent (la Syrie, le Yémen, le Sahel), le Covid (mars 2020 : 1,6 milliard d'élèves à la maison ; les riches à distance, les pauvres sans rien ; la perte : 0,6 année en moyenne, 1 an en Amérique latine et Asie du Sud ; 24 millions de décrochages ; l'Ouganda ferme deux ans, la France 10 semaines), PISA 2022 (la baisse générale : -15 points en maths, la pire depuis 2000, sauf Singapour, le Japon, la Corée, Taïwan qui progressent ; la Finlande, la France, l'Allemagne, la Norvège en chute), la Chine (le « double réduction » 2021 : la fin du soutien privé lucratif, les devoirs limités, le « lying flat » des jeunes ; le retrait de PISA 2022), l'Afghanistan (août 2021 : les talibans excluent les filles du secondaire puis du supérieur 2022 : 1,4 million de filles).
    Aujourd'hui (2022-2025). L'IA (ChatGPT et l'école mondiale : l'UNESCO publie des recommandations 2023 ; les tuteurs au Sud : le Nigeria expérimente ; la Corée et les manuels IA 2025), les écrans (l'UNESCO 2023 : « la technologie doit servir, pas remplacer » ; les interdictions de portables : 80 pays ; le retour au papier nordique), la crise du financement (l'aide américaine coupée : l'USAID supprimée 2025, la Banque mondiale sous pression), les guerres (Gaza : le « scolasticide » selon des experts de l'ONU, 90 % des écoles endommagées ; l'Ukraine : 3 000 écoles frappées ; le Soudan : 19 millions d'enfants déscolarisés), les États-Unis (Trump II : le département de l'Éducation démantelé (mars 2025), les vouchers fédéraux, la guerre contre Harvard et Columbia : les subventions coupées, les visas d'étudiants ; les livres interdits), l'Europe (la pénurie d'enseignants partout : 44 millions ; l'immigration et l'école ; la baisse démographique), l'Asie (la Corée à 0,72 enfant par femme : les écoles ferment ; le Japon aussi ; la Chine : 10 millions d'élèves de moins ; le gaokao toujours), l'Afrique (la croissance : 50 % de jeunes en plus d'ici 2050, l'enjeu du siècle ; le Sahel : les écoles fermées ; le Rwanda et le Kenya en progrès ; l'anglais qui gagne sur le français), les classements (Shanghai 2025 : la Chine 2e nation, la France 4e ; PISA 2025 en cours, résultats 2026).

    Mécanismes

    Ce que PISA mesure et ne mesure pas. Les compétences à 15 ans (comprendre un texte, résoudre un problème, raisonner) plutôt que les programmes ; les corrélations (l'origine sociale, le climat, le bien-être) ; ce qu'il ne mesure pas (la créativité, la citoyenneté, la culture, les arts ; les élèves non scolarisés : les pays pauvres n'y sont pas) ; ses biais (la langue, la triche, les échantillons : Shanghai n'est pas la Chine ; la « course » qui uniformise) ; son pouvoir (les gouvernements réforment sur ses résultats : l'Allemagne, la Pologne, la France en 2024 : le « choc des savoirs ») ; il a rendu l'éducation comparable et compétitive.
    Pourquoi l'Asie de l'Est réussit. L'investissement (Singapour : 20 % du budget), la culture (le confucianisme : l'effort, le maître, la famille ; l'examen comme voie : le mandarinat), les enseignants (sélectionnés, formés, respectés, bien payés à Singapour), les méthodes (la maîtrise, la répétition, la méthode de Singapour en maths, exportée), l'exigence (les heures : 50 par semaine en Corée avec les hagwon), la compétition (le suneung, le gaokao : un jour qui décide d'une vie) ; les coûts (le suicide des jeunes : la Corée première de l'OCDE, la myopie de 90 % des jeunes Chinois, l'anxiété, la natalité : les études trop chères pour avoir des enfants, la Chine qui casse le soutien privé) ; le modèle est admiré et redouté.
    Pourquoi la Finlande a plu et décline. L'école commune (pas de tri avant 16 ans), les enseignants (10 % d'admis, master, autonomie, respect), la confiance (pas d'inspection, pas d'examens nationaux avant 18 ans, peu de devoirs), l'équité (le meilleur résultat pour les faibles), le bien-être ; la baisse (de 548 à 484 en maths de 2006 à 2022 : le numérique généralisé trop tôt, la lecture en recul, les garçons, l'immigration, la réforme « phénomènes » de 2016, la complaisance) ; l'Estonie a pris le relais (le numérique bien fait, l'équité, la rigueur) ; la leçon : aucun modèle n'est stable.
    L'éducation comme développement et puissance. Le capital humain (Becker, Schultz : une année d'école = +10 % de revenu ; l'éducation des filles = la baisse de la fécondité, la santé, la croissance : Duflo, Sen), les miracles asiatiques (la Corée de 1960, analphabète à 30 %, devenue première en PISA : l'éducation avant l'industrie), l'Afrique (le dividende démographique conditionné à l'école : 50 % de non-lecteurs en CM2 = pas de dividende), la géopolitique (les universités américaines comme aimant : 1 million d'étrangers, les Chinois à 300 000 ; la Chine qui rapatrie ses cerveaux ; les Instituts Confucius, les Alliances françaises, le British Council : le soft power ; la France : 400 000 étudiants étrangers, la francophonie scolaire : 130 millions d'élèves apprennent en français), la guerre (Gaza, l'Ukraine, le Sahel : l'école comme cible), l'IA (la course : les manuels IA coréens, les tuteurs américains, la surveillance chinoise).

    Enjeux & débats

    1) PISA est-il un bon guide ? Il a révélé (les inégalités, les faibles), comparé (l'Allemagne, la Pologne ont réformé avec succès), uniformisé (la « course » aux compétences, la fin des humanités ?), et il est manipulé (Shanghai, les échantillons) ; les partisans (l'OCDE, les gouvernements) contre les critiques (Meyer et Zahedi 2014 : PISA « stresse » et appauvrit ; les sociologues : la comparaison ignore les cultures) ; la position raisonnable : PISA mesure une chose importante, non toute chose, et son usage politique (le « choc ») est souvent hâtif.
    2) Faut-il imiter l'Asie ? L'exigence, la maîtrise, les enseignants, la méthode de Singapour ; les coûts (l'anxiété, le suicide, le soutien privé qui ruine et sélectionne, la natalité) ; la Chine elle-même recule (le « double réduction ») ; les Occidentaux importent les méthodes (la méthode de Singapour en Angleterre, en France) sans la culture ; la question du prix humain de la performance.
    3) Le marché ou l'État ? Les vouchers (Friedman : le chèque-éducation ; le Chili 1981, la Suède 1992, les États-Unis : les résultats médiocres, la ségrégation accrue, la Suède recule), les charter schools (les résultats variés : les meilleures à New York, les pires en Arizona), le privé à bas coût en Afrique et en Inde (Bridge : la scolarisation contre la qualité), les Edtech ; l'État (la Finlande, l'Estonie, la Corée : les meilleurs systèmes sont publics et équitables) ; le débat de Trump 2025 (le département fédéral supprimé, les vouchers) relance la question ; les faits favorisent l'école publique bien financée et autonome.
    4) L'éducation des filles, la révolution inachevée ? Les progrès (la parité atteinte en primaire dans la plupart des pays, les filles majoritaires dans le supérieur mondial), les reculs (l'Afghanistan : le seul pays ; le Sahel, le Yémen, le Pakistan : Malala), les effets (une année d'école pour une fille = -10 % de mortalité infantile de ses enfants, la fécondité, les revenus), les obstacles (le mariage précoce : 12 millions par an, les règles : l'absentéisme, les distances, les violences) ; la question de l'éducation des filles est la première politique de développement (Sen, Duflo) et la première cible des réactions.
    5) L'école mondiale après le Covid et avec l'IA. Le Covid a montré la valeur de l'école (les pertes d'apprentissage, la détresse, le rôle social) et les inégalités (le numérique) ; l'IA promet (le tuteur pour chaque enfant du Sud, la traduction, la correction) et menace (la triche, la dépendance, la surveillance, la fin du professeur) ; l'UNESCO plaide pour « l'humain d'abord » ; la question de 2030 : l'ODD 4 ne sera pas atteint, et l'école mondiale devra choisir entre le rattrapage par la technique et le rattrapage par les enseignants (44 millions manquants).

    Exemples

    • Article 26 (10 décembre 1948) : « Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire ».
    • La Corée (1960-2000) : 30 % d'analphabètes en 1945, 2 000 dollars de PIB par tête en 1960 ; l'éducation obligatoire, les universités de masse ; PISA 2000 : deuxième ; « le miracle du Han » commence à l'école.
    • Le choc PISA allemand (4 décembre 2001) : l'Allemagne 21e sur 32 ; « PISA-Schock » ; les réformes (l'école toute la journée, les standards, la maternelle) ; la remontée puis la rechute 2022.
    • Malala (9 octobre 2012) : 15 ans, blessée par un taliban dans son bus scolaire au Pakistan pour son blog sur l'école des filles ; « un enfant, un enseignant, un livre, un stylo peuvent changer le monde » (ONU 2013) ; Nobel de la paix 2014.
    • Le suneung (novembre, chaque année) : l'examen d'entrée à l'université coréen ; les avions interdits de décoller pendant l'épreuve d'anglais, les bureaux ouvrent plus tard, les mères prient dans les temples ; 500 000 candidats, une vie décidée en 8 heures.
    • La double réduction (24 juillet 2021) : Xi Jinping interdit le soutien scolaire privé à but lucratif ; New Oriental perd 90 % de sa valeur ; « réduire le fardeau des devoirs et du tutorat » ; le secteur de 100 milliards disparaît ou se cache.
    • L'Afghanistan (décembre 2022) : les talibans interdisent l'université aux femmes après le lycée (2021) ; « le seul pays du monde » ; 1,4 million de filles privées d'école ; les écoles clandestines.
    • Gaza (2024) : les 12 universités détruites, 90 % des écoles endommagées, 625 000 élèves sans école, 10 000 élèves et étudiants tués ; les experts de l'ONU parlent de « scolasticide » (avril 2024).

    Pièges & confusions

    • Croire que PISA mesure le programme. Il mesure les compétences à 15 ans ; TIMSS mesure le programme.
    • Dire que la Finlande est première. Elle l'était en 2000-2006 ; elle est 20e en 2022 ; Singapour et l'Asie de l'Est dominent.
    • Confondre scolarisation et apprentissage. 91 % scolarisés en primaire, 70 % de non-lecteurs à 10 ans au Sud : la crise des apprentissages.
    • Oublier l'Afghanistan. Le seul pays interdisant l'école aux filles : le fait attendu.
    • Ignorer la baisse générale de PISA 2022. -15 points en maths partout sauf en Asie : le Covid et les écrans.

    Usage concours / oral

    Sujets où mobiliser cette fiche : « L'éducation est-elle un droit universel ? », « Les classements gouvernent-ils ? », « L'excellence a-t-elle un prix ? », « Le savoir fait-il la puissance ? », « L'école doit-elle être un marché ? », « Éduquer les filles change-t-il le monde ? ». Fiche de synthèse internationale, à croiser avec les fiches développement, démographie (DEMO-009), Malala (PRIX-010), ONU (IINT-005).
    À l'oral, tenez les chiffres (250 millions, 70 %, 770 millions, 44 millions d'enseignants, 1,6 milliard confinés, 6 millions d'étudiants internationaux), PISA (le fonctionnement, le classement 2022, les usages, les critiques), les modèles (nordique, asiatique, anglo-saxon, germanique, français, émergents, africain), les mécanismes (le capital humain, l'Asie, la Finlande), les crises (Covid, Afghanistan, Gaza, Sahel, Trump) et les débats. Le suneung et la double réduction sont les récits asiatiques ; Malala et l'Afghanistan ceux des filles ; le choc PISA allemand celui des réformes.
    Angle d'attaque conseillé : partir du suneung coréen (les avions qui ne décollent pas) et des filles afghanes (les écoles fermées) : deux extrêmes d'une même vérité, l'école décide des vies ; puis PISA comme arbitre contesté entre les modèles, et l'Afrique comme enjeu du siècle.

    Sources

    • OCDE, PISA 2022 Results (Volumes I et II)
    • UNESCO, Rapport mondial de suivi sur l'éducation (annuel)
    • Banque mondiale, The State of Global Learning Poverty (2022)
    • Pasi Sahlberg, Finnish Lessons (2011, 2021)
    • Abhijit Banerjee et Esther Duflo, Repenser la pauvreté (2011, chapitre sur l'éducation)

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