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Question d'oral
Retracez les grandes étapes de la gouvernance internationale du climat.
Réponse d'oral
La gouvernance internationale du climat s’est construite de Stockholm en 1972 à l’accord de Paris en 2015, en passant d’une prise de conscience environnementale à des engagements mondiaux de réduction des émissions. Stockholm marque la première grande conférence des Nations unies sur l’environnement et débouche sur la création du Programme des Nations unies pour l’environnement. En 1988, le GIEC est créé pour évaluer les connaissances scientifiques sur le changement climatique. Puis, au sommet de Rio en 1992, les États adoptent la Convention-cadre sur les changements climatiques. Elle reconnaît des responsabilités communes mais différenciées : tous doivent agir, mais les pays industrialisés portent une responsabilité historique plus forte. Les COP climat réunissent ensuite chaque année les États parties pour négocier les mesures à prendre.Le protocole de Kyoto, adopté en 1997, constitue une première étape contraignante. Il impose aux pays industrialisés concernés une baisse moyenne d’environ 5 % de leurs émissions sur 2008-2012 par rapport à 1990. Mais sa portée reste limitée : les États-Unis ne le ratifient pas et les grands pays émergents n’ont pas d’objectifs chiffrés obligatoires. Après l’échec d’un accord contraignant à Copenhague en 2009, Paris change de méthode en 2015. Chaque pays définit sa contribution nationale, à renforcer tous les cinq ans. L’objectif est de rester nettement sous 2 °C de réchauffement, en poursuivant les efforts vers 1,5 °C.L’accord de Paris élargit donc la participation, mais ne prévoit pas de sanction pour les objectifs non atteints. Les négociations par consensus et les désaccords sur les financements freinent l’action. Comment transformer cette coopération presque universelle en résultats à la hauteur de l’urgence climatique ?
