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    Question d'oral

    Qu'est-ce que l'équation IPAT et que révèle-t-elle ?

    Réponse d'oral

    L’équation IPAT exprime l’impact environnemental comme le produit de la population, de la consommation par personne et de l’impact des techniques utilisées : elle révèle que le nombre des hommes ne suffit pas à expliquer la pression sur la planète. Formulée au début des années 1970 dans les débats entre Paul Ehrlich, John Holdren et Barry Commoner, elle s’écrit I = P × A × T. « I » désigne l’impact, « P » la population, « A » le niveau de consommation moyen et « T » l’impact environnemental par unité consommée. Pour les émissions de CO₂, on peut ainsi multiplier le nombre d’habitants par la richesse produite par habitant, puis par les émissions liées à chaque unité de richesse.
    Cette équation nuance le malthusianisme : une population peu nombreuse mais très consommatrice peut peser davantage qu’une population nombreuse et pauvre. Prenons un exemple simple : si la population double et que la consommation individuelle double aussi, l’impact est multiplié par quatre, à technique inchangée. Si, dans le même temps, les émissions par unité consommée sont divisées par deux, l’impact total reste doublé. Le progrès technique ne garantit donc pas, à lui seul, une baisse de la pression écologique.
    IPAT éclaire ainsi le débat sur la décroissance : faut-il agir sur la démographie, réduire certaines consommations ou transformer la production ? C’est toutefois un cadre de lecture, pas une loi prédictive : les facteurs interagissent et les moyennes masquent les inégalités. La question devient alors moins « combien sommes-nous ? » que « comment vivre nombreux sans dépasser les limites de la planète ? »