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    Question d'oral

    Comment une banque centrale réagit-elle à un choc d’offre (énergie) par rapport à un choc de demande ?

    Réponse d'oral

    Une banque centrale réagit à un choc de demande en freinant ou en stimulant le crédit, tandis qu’un choc d’offre énergétique l’oblige à arbitrer entre inflation et ralentissement économique. Quand la demande augmente trop vite, les ménages et les entreprises veulent acheter davantage que l’économie ne peut produire. Les prix montent. La banque centrale relève alors ses taux directeurs : les emprunts coûtent plus cher, ce qui modère la consommation et l’investissement. À l’inverse, lorsque la demande s’effondre, elle peut baisser ses taux pour soutenir les dépenses. Dans ces situations, stabiliser les prix et soutenir l’activité vont généralement dans le même sens.
    Un choc énergétique pose un problème différent. Si le gaz ou le pétrole deviennent brutalement plus chers, les coûts de production augmentent, mais le pouvoir d’achat diminue. L’inflation accélère alors même que l’activité ralentit. Or, une hausse des taux ne produit ni gaz ni pétrole ! La banque centrale peut donc tolérer une poussée temporaire des prix si elle ne se diffuse pas durablement. Mais elle doit réagir si les hausses se généralisent et si les ménages et les entreprises s’attendent à une inflation durable. Elle cherche ainsi à préserver la stabilité des prix, quitte à accentuer le ralentissement.
    En 2022, après l’invasion de l’Ukraine et l’envolée des prix énergétiques, la BCE a commencé à relever ses taux en juillet, face à une inflation devenue plus large. L’enjeu est donc de doser la réponse : comment empêcher une inflation durable sans aggraver inutilement une crise que la monnaie ne peut pas résoudre seule ?