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    Question d'oral

    Quels sont les indicateurs de mortalité et que valent-ils pour le monde et la France ?

    Réponse d'oral

    Les indicateurs de mortalité mesurent la fréquence des décès, leur répartition par âge et leurs conséquences sur l’espérance de vie : ils permettent de comparer le monde et la France, mais doivent être interprétés avec prudence. Le taux brut de mortalité compte les décès annuels pour 1 000 habitants : environ 8 ‰ dans le monde contre 9,5 ‰ en France, selon les années retenues. Ce chiffre ne signifie pas que la santé est meilleure à l’échelle mondiale ! Il dépend beaucoup du vieillissement : une population âgée enregistre naturellement davantage de décès. Les taux par âge, ou les taux standardisés qui neutralisent les différences de structure d’âge, rendent les comparaisons plus pertinentes.
    La mortalité infantile mesure les décès avant un an pour 1 000 naissances vivantes : environ 27 dans le monde, contre 4 en France. La mortalité maternelle rapporte les décès liés à la grossesse ou à l’accouchement à 100 000 naissances vivantes : environ 223 dans le monde contre 8 en France. Ces ordres de grandeur révèlent notamment les inégalités d’accès aux soins. L’espérance de vie à la naissance atteint environ 73,3 ans dans le monde et 82,5 ans en France. Elle représente la durée moyenne de vie d’une génération fictive soumise aux conditions de mortalité de l’année, et non une prédiction individuelle.
    Enfin, l’espérance de vie sans incapacité, autour de 65 ans en France selon l’année et le sexe, rappelle que vivre longtemps ne signifie pas toujours vivre en bonne santé. Les causes de décès éclairent aussi la transition épidémiologique : les maladies chroniques dominent désormais, notamment les cancers en France. L’enjeu n’est-il donc pas de gagner autant en qualité de vie qu’en années vécues ?