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Question d'oral
Actualité : face aux guerres et aux crises climatiques, faut-il miser sur le multilatéralisme ou sur des coalitions ad hoc ?
Réponse d'oral
Face aux guerres et aux crises climatiques, il faut miser sur le multilatéralisme, tout en utilisant les coalitions ad hoc lorsque l’urgence exige une action plus rapide. Le multilatéralisme consiste à chercher des réponses communes dans un cadre durable, comme l’ONU. Une coalition ad hoc rassemble, elle, quelques États autour d’un objectif précis. Ces deux méthodes ne sont donc pas forcément opposées : l’une fixe des règles partagées, l’autre peut faciliter leur mise en œuvre.Les organisations internationales restent indispensables, car aucune puissance ne peut régler seule le dérèglement climatique ou les conséquences mondiales d’une guerre. L’accord de Paris, adopté en 2015, illustre cette capacité à réunir presque tous les pays autour d’un objectif commun. Mais les engagements ne garantissent pas les résultats. En matière de sécurité, le droit de veto peut aussi bloquer le Conseil de sécurité de l’ONU. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, cette limite apparaît clairement : un membre permanent peut empêcher des décisions contraignantes dirigées contre lui.Les coalitions offrent alors davantage de souplesse. Plusieurs États peuvent coordonner une aide militaire à l’Ukraine ou financer ensemble une transition énergétique sans attendre un accord universel. Leur faiblesse est toutefois réelle : elles risquent de servir surtout les intérêts des plus puissants et d’écarter les pays les plus vulnérables. Le meilleur choix est donc de combiner rapidité d’action, respect du droit international et participation ouverte. Reste à savoir comment agir vite sans laisser les plus forts décider seuls pour tous.
Autres questions
1.Qu’est-ce qu’une organisation internationale : quels critères (traité, organes, membres) ?2.Quelle différence entre ONU (sécurité collective) et OTAN (défense collective) ?3.Pourquoi le Conseil de sécurité compte-t-il 15 membres dont 5 permanents : quel compromis historique ?4.Le veto est-il un mécanisme de stabilité (éviter l’affrontement des grandes puissances) ou un facteur d’impuissance ?5.Comment expliquer la phrase de la Charte : interdiction de la « menace ou l’emploi de la force » : quelles exceptions (légitime défense) ?
