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Question d'oral
Pourquoi le problème de l’induction (Hume) est-il un point sensible pour la connaissance scientifique ?
Réponse d'oral
Le problème de l’induction, formulé par Hume, est un point sensible pour la connaissance scientifique parce qu’il montre qu’une accumulation d’observations ne suffit pas à garantir une loi universelle. L’induction consiste à passer de cas particuliers à une règle générale : le Soleil s’est levé chaque matin, donc il se lèvera demain. Cette attente paraît raisonnable. Mais elle suppose que l’avenir ressemblera au passé. Comment justifier cette supposition ? Dire que cela a toujours fonctionné revient justement à utiliser l’induction pour défendre l’induction : le raisonnement tourne en rond.Dans son Enquête sur l’entendement humain, publiée en 1748, Hume explique que notre confiance dans la régularité de la nature repose sur l’habitude, et non sur une démonstration logique. L’exemple des cygnes permet de comprendre la difficulté : observer mille cygnes blancs ne prouve pas que tous les cygnes sont blancs. Un seul cygne noir suffit à contredire cette affirmation. Or la science cherche précisément à dépasser les observations disponibles pour expliquer et prévoir. Ses conclusions restent donc exposées à de nouvelles découvertes.Cela ne signifie pas que toutes les croyances se valent, ni que la science serait inutile. Elle renforce ses conclusions par des tests rigoureux, des expériences répétées et la confrontation de méthodes indépendantes. Au XXe siècle, Popper propose ainsi de privilégier la réfutabilité : une théorie scientifique doit pouvoir être mise en défaut par des observations. Cette démarche ne supprime pas toute incertitude, mais organise la correction des erreurs. La force de la science ne serait-elle pas alors de savoir progresser sans prétendre à l’infaillibilité ?
Autres questions
1.Quelle différence entre faire de la science et faire de la philosophie des sciences ?3.Popper : qu’est-ce que la falsifiabilité et pourquoi ce critère est-il utile (ou critiqué) ?4.Kuhn : qu’est-ce qu’un paradigme et comment explique-t-il les “révolutions” scientifiques ?5.Bachelard : que veut dire “construire” un savoir contre l’opinion ?
