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Question d'oral
Explique la définition de Durkheim : pourquoi insiste-t-il sur le sacré et sur la communauté ?
Réponse d'oral
Durkheim insiste sur le sacré et sur la communauté parce que, pour lui, la religion ne se réduit pas à croire en un dieu : elle rassemble des personnes autour de croyances et de pratiques communes. Dans Les Formes élémentaires de la vie religieuse, publié en 1912, il la définit comme un « système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées ». Le sacré désigne ce qu’un groupe met à part, protège par des interdits et traite avec un respect particulier. Il s’oppose au profane, c’est-à-dire au domaine des activités ordinaires. Un objet sacré n’a donc pas forcément une propriété extraordinaire : c’est le statut que lui accorde le groupe qui compte.La communauté est essentielle parce que la religion crée du lien social. Les fidèles partagent des récits, des règles et surtout des rites qui entretiennent leur sentiment d’appartenance. Lors d’une messe catholique, par exemple, les participants se réunissent dans un lieu consacré, prononcent des paroles communes et accomplissent des gestes réglés. Ce rassemblement rend leur appartenance visible et vécue. Durkheim appelle « Église » cette communauté morale : le mot ne désigne pas seulement ici l’institution chrétienne.Cette définition permet de comparer les religions sans prendre la croyance en un Dieu unique comme modèle obligatoire. Elle déplace l’attention vers ce que les groupes tiennent pour sacré et vers ce qu’ils font ensemble. Elle éclaire la fonction collective de la religion, sans trancher la vérité des croyances. Reste alors une question : une société peut-elle produire du sacré en dehors des religions ?
Autres questions
1.Que gagne-t-on et que perd-on quand on adopte la définition minimale de Tylor (“belief in spiritual beings”) ?3.Mythe, rite, doctrine, institution : donne un exemple précis pour chacun dans une tradition donnée.4.Comparer le jeûne : quels critères pertinents (objectif, calendrier, communauté, autorité) ?5.Comparer le pèlerinage : qu’est-ce qui est comparable, et qu’est-ce qui ne l’est pas ?
