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Question d'oral
Mythe, rite, doctrine, institution : donne un exemple précis pour chacun dans une tradition donnée.
Réponse d'oral
Dans le judaïsme, le mythe peut être illustré par la sortie d’Égypte, le rite par le repas de Pessa’h, la doctrine par l’affirmation d’un Dieu unique et l’institution par le rabbinat. Ces quatre exemples montrent comment une même tradition associe un récit fondateur, des gestes transmis, des croyances et une organisation collective. Ils permettent aussi de distinguer des dimensions souvent mêlées dans la vie religieuse.La sortie d’Égypte, racontée dans le livre de l’Exode, présente la libération des Hébreux conduits par Moïse hors de l’esclavage. Parler ici de mythe ne signifie pas dire « histoire fausse » : en sciences humaines, le mot désigne un récit qui fonde l’identité d’une communauté et donne du sens à son existence. Le repas rituel du séder, célébré à Pessa’h, fait revivre cette mémoire. On y raconte la sortie d’Égypte à partir de la Haggadah et l’on mange notamment du pain sans levain, la matsa. Le récit est ainsi transmis par des paroles, mais aussi par des gestes et des aliments.La doctrine apparaît dans le monothéisme, exprimé par le Shema Israël, prière tirée du Deutéronome, chapitre 6, verset 4, qui affirme l’unicité de Dieu. Enfin, le rabbinat constitue une institution : les rabbins enseignent et interprètent la tradition, sans former une autorité mondiale unique. Le judaïsme accorde donc une place importante aux pratiques, sans se réduire à elles. Comparer les religions invite alors à se demander comment chacune articule ce qu’elle raconte, ce qu’elle croit, ce qu’elle fait et la manière dont elle s’organise.
Autres questions
1.Que gagne-t-on et que perd-on quand on adopte la définition minimale de Tylor (“belief in spiritual beings”) ?2.Explique la définition de Durkheim : pourquoi insiste-t-il sur le sacré et sur la communauté ?4.Comparer le jeûne : quels critères pertinents (objectif, calendrier, communauté, autorité) ?5.Comparer le pèlerinage : qu’est-ce qui est comparable, et qu’est-ce qui ne l’est pas ?
