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    Question d'oral

    Comment mesure-t-on les inégalités et la mobilité sociale ?

    Réponse d'oral

    On mesure les inégalités en comparant l’accès aux ressources, et la mobilité sociale en observant les changements de position sociale entre générations ou au cours de la vie. Pour les revenus, le rapport interdécile compare le seuil d’entrée des 10 % les plus aisés au plafond des 10 % les plus modestes. Un rapport de 3,4 signifie que le premier seuil est 3,4 fois supérieur au second, et non que leurs revenus moyens suivent ce rapport. Le coefficient de Gini résume la répartition : 0 correspond à l’égalité parfaite, 1 à une concentration maximale. Mais l’argent ne suffit pas. On compare aussi les diplômes, l’espérance de vie ou l’accès au logement. Le testing permet, par exemple, de repérer une discrimination en envoyant deux candidatures équivalentes, sauf pour l’origine suggérée par le nom.
    Pour mesurer les déplacements sociaux, l’INSEE utilise des tables de mobilité, qui croisent la catégorie socioprofessionnelle des personnes avec celle de leurs parents. Une table de destinée indique ainsi ce que deviennent les enfants d’ouvriers ; une table de recrutement indique de quels milieux viennent les cadres. Attention : changer de catégorie ne signifie pas forcément monter. Le déplacement peut être ascendant, descendant ou horizontal.
    Enfin, la mobilité observée dépend aussi de la transformation des emplois : moins d’agriculteurs et davantage de cadres créent mécaniquement des changements. La fluidité sociale compare plutôt les chances relatives d’accéder aux différentes positions selon l’origine sociale. L’ascenseur peut donc transporter davantage de monde sans donner à chacun les mêmes chances de monter : faut-il alors compter les déplacements ou regarder surtout qui peut accéder aux étages supérieurs ?