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    Question d'oral

    Comment fonctionne l'interprétation simultanée et où est-elle née ?

    Réponse d'oral

    L’interprétation simultanée consiste à traduire oralement un discours pendant que l’orateur parle ; sa forme moderne apparaît dans les années 1920 et s’impose au procès de Nuremberg, de 1945 à 1946. Contrairement à l’interprétation consécutive, elle n’attend pas que l’orateur s’arrête. L’interprète écoute au casque, généralement dans une cabine insonorisée, et parle dans un microphone. Les auditeurs choisissent leur langue et reçoivent sa traduction dans leurs écouteurs. Un léger décalage de quelques secondes lui permet de comprendre une idée avant de la reformuler.
    Ce travail ne consiste donc pas à remplacer chaque mot par un autre. Il faut écouter, comprendre et reformuler presque en même temps, tout en continuant à suivre le discours. L’interprète anticipe la construction des phrases, adapte les expressions et restitue le ton. Par exemple, « It’s raining cats and dogs » devient « Il pleut des cordes », et non une histoire de chats et de chiens. Cette concentration intense explique pourquoi les interprètes travaillent généralement en équipe et se relaient souvent toutes les vingt à trente minutes.
    Où est-elle née exactement ? Il faut distinguer les premiers essais de sa généralisation. Des dispositifs sont expérimentés dans les années 1920, notamment à l’Organisation internationale du travail, à Genève, en 1927. Mais Nuremberg marque le tournant décisif : sous l’impulsion de Léon Dostert, le procès fonctionne en quatre langues, allemand, anglais, français et russe. Cette organisation inspire ensuite les grandes institutions internationales. Aujourd’hui, la traduction automatique renouvelle une question ancienne : comment transmettre non seulement des mots, mais aussi une intention ?