L'enseignement supérieur : université, grandes écoles, Parcoursup et la sélection
Institution
8 min de lecture1968 – aujourd'hui3 millions d'étudiants, 50 % d'une génération diplômée du supérieur, un système dual unique au monde : les universités (1,7 million, non sélectives, 200 euros de frais, 40 % d'échec en première année) et les grandes écoles (400 000, sélectives, les classes prépa, les concours, 5 % de l'élite), plus les BTS, IUT, écoles privées (600 000, en explosion). Parcoursup (2018) a introduit la sélection à l'entrée de l'université ; Shanghai classe Paris-Saclay 12e ; les frais, la précarité étudiante, l'apprentissage, l'IA, les fusions et les classements structurent les débats d'un secteur qui coûte 35 milliards et décide des destins.
Définition
L'enseignement supérieur français accueille 3 millions d'étudiants (2025 ; 300 000 en 1960, 1 million en 1980, 2 millions en 2000), 50 % d'une génération diplômée (OCDE : 47 %), 400 000 étudiants étrangers (le 6e pays d'accueil), dans un système dual : les universités (70 établissements publics, 1,7 million d'étudiants, le principe de non-sélection à l'entrée (loi Faure 1968, Savary 1984) tempéré par Parcoursup (2018), les frais de 175 euros en licence (450 en master, 3 770 pour les étrangers hors UE depuis 2019), le LMD (licence 3 ans, master 2, doctorat 3 : le processus de Bologne 1999), 40 % de réussite en licence en trois ans (60 % en quatre), l'autonomie (loi LRU Pécresse 2007 : le président, le budget, les fusions : Paris-Saclay, PSL, Sorbonne Université, Aix-Marseille, la « politique d'excellence » des Idex 2010), le CNRS et les laboratoires mixtes ; les grandes écoles (250 écoles, 400 000 étudiants : les écoles d'ingénieurs (200, Polytechnique 1794, Mines, Ponts, Centrale, Arts et Métiers, les INSA), de commerce (40, HEC 1881, ESSEC, ESCP, EDHEC, EM Lyon : les plus chères, 15 000 à 20 000 euros par an), les ENS (Ulm 1794, Lyon, Saclay, Rennes), Sciences Po (1872, les 10 IEP), l'ENA devenue INSP (2022), les écoles vétérinaires, d'architecture, des beaux-arts, militaires (Saint-Cyr) ; l'accès par les classes préparatoires (CPGE : 85 000 étudiants, 2 ans en lycée, gratuites, les filières MPSI-PCSI-BCPST, ECG, khâgne ; 30 % de boursiers, 40 % de filles) et les concours, ou par les admissions parallèles (bac +2, +3), la Conférence des grandes écoles) ; les filières courtes et professionnelles (les BTS en lycée : 260 000 ; les IUT devenus BUT en trois ans 2021 : 120 000 ; les écoles paramédicales et sociales : 150 000 ; l'apprentissage dans le supérieur : 700 000 en 2024 contre 100 000 en 2017, grâce aux aides), l'enseignement supérieur privé (600 000 étudiants, 25 %, +80 % en dix ans : les écoles de commerce, les « bachelors » à 8 000 euros, les groupes cotés Galileo, Omnes, Eduservices ; les dérives : les formations non reconnues, la publicité, le rapport Sénat 2024 sur les « mirages ») ; Parcoursup (2018, succédant à APB : 900 000 candidats, 24 000 formations, 10 vœux, l'examen des dossiers par les formations (les « attendus »), les propositions en juin, 90 % d'acceptés, 10 % sans solution en juillet ; la sélection universitaire de fait pour les filières en tension : STAPS, psycho, droit ; les quotas de boursiers ; l'algorithme et les critiques : l'opacité, le stress, le lycée d'origine), la vie étudiante (le CROUS, les bourses : 800 000 boursiers, 7 échelons jusqu'à 6 300 euros, la réforme 2023 ; les cités U : 175 000 places pour 3 millions ; le repas à 1 euro ; la précarité : 20 % sous le seuil de pauvreté, les files d'aide alimentaire 2020, les jobs : 40 %, la santé mentale : un tiers en détresse), les classements (Shanghai 2025 : Paris-Saclay 12e, PSL 30e, Sorbonne 40e ; le QS, le THE : la France entre 30e et 70e ; le FT pour les écoles de commerce : HEC, INSEAD, ESCP en tête), la recherche (le doctorat : 15 000 par an, 70 000 doctorants, les contrats doctoraux ; le CNRS, l'INSERM, le CEA ; 2,2 % du PIB en R&D : la loi de programmation 2020), le budget (35 milliards, 12 000 euros par étudiant à l'université contre 16 000 en prépa), les fonctions : former (les diplômes), sélectionner (l'élite : les grandes écoles fournissent 90 % des dirigeants du CAC 40), chercher, insérer (le diplôme protège : 85 % des diplômés du supérieur en emploi, 45 % des non-diplômés).
Contexte
De la Sorbonne à Mai 68. L'université médiévale (Paris 1200), supprimée par la Révolution (1793) et remplacée par les facultés napoléoniennes (1808 : droit, médecine, lettres, sciences : des écoles de professions, sans recherche), les grandes écoles nées de l'État (Polytechnique 1794, l'ENS 1794, les Mines, les Ponts : la formation des ingénieurs d'État, les concours : la méritocratie napoléonienne), Sciences Po (1872, Boutmy : l'École libre des sciences politiques après Sedan), HEC (1881, la Chambre de commerce), les universités recréées (1896, Liard), l'ENA (1945, de Gaulle et Debré : la haute fonction publique), le baby-boom (300 000 étudiants en 1960, 600 000 en 1968 : les amphis bondés, Nanterre, le 22 mars, Mai 68), la loi Faure (novembre 1968 : l'autonomie, la participation, la pluridisciplinarité, les 70 universités éclatées : Paris I à XIII).La massification et l'autonomie (1968-2010). 2 millions d'étudiants en 2000 (le bac de masse, les IUT 1966, les BTS, les femmes majoritaires depuis 1980), la loi Savary (1984 : la non-sélection confirmée après la révolte de 1983), le projet Devaquet (1986 : la sélection et les frais, retiré après la mort de Malik Oussekine), le plan Université 2000 (Jospin, 1990 : les bâtiments), le LMD (2002), la loi LRU (2007 : l'autonomie des présidents, les blocages de 2009), les Idex et le grand emprunt (2010 : « l'excellence », les fusions : Strasbourg 2009, Aix-Marseille 2012, Paris-Saclay 2019, Sorbonne Université 2018, PSL), le CNRS et la recherche (le rapport Attali 1998 sur la « dualité » université-grandes écoles jugée archaïque ; les grandes écoles adossées aux universités : Polytechnique dans Paris-Saclay puis sortie).Parcoursup et le supérieur de masse (2010-2025). APB (2009-2017 : le tirage au sort en STAPS et psycho, le scandale de 2017), Parcoursup (2018, loi ORE Vidal : les « attendus », l'examen des dossiers ; la sélection de fait ; les critiques annuelles : l'angoisse, les « sans solution », l'opacité des algorithmes locaux, le lycée d'origine ; les réformes : les vœux, le calendrier, les taux d'accès publiés), l'explosion du privé (600 000 : les bachelors, les écoles de commerce post-bac, Galileo : les enquêtes sur les « diplômes fantômes », le label 2024), l'apprentissage (de 100 000 à 700 000 étudiants apprentis : les aides de 6 000 euros, 20 milliards par an ; le bachelor en alternance ; les critiques : la dérive vers le supérieur au détriment des CAP), les frais différenciés pour les étrangers (2019, « Bienvenue en France » : la chute des Africains), le Covid (les cours à distance, la détresse : les files alimentaires, les suicides à Lyon), la précarité (le rapport 2020, le repas à 1 euro, la réforme des bourses 2023), la loi de programmation de la recherche (2020 : 25 milliards sur dix ans, les « chaires de professeur junior », la contestation), la réforme des études de santé (PASS-LAS 2020 : la fin du numerus clausus, le numerus apertus), l'INSP (2022 : la fin de l'ENA, le « tronc commun » des écoles de service public), la fusion Polytechnique-HEC évoquée, le débat sur les frais (Sciences Po à 14 000 euros modulés ; les universités : la « contribution » ; la Cour des comptes 2024 : « les universités sous-financées » : 12 000 euros par étudiant, moins que le lycée), l'IA (les examens, les mémoires, la « détection » : les universités interdisent puis intègrent), les classements 2025 (Paris-Saclay 12e mondiale, la France 3e en Fields et Nobel de science), la question démographique (le pic étudiant vers 2030 puis la baisse), la « déprofessionnalisation » du doctorat (les docteurs mal reconnus par les entreprises françaises, à la différence de l'Allemagne).
Mécanismes
Le dualisme français. Les universités forment la masse (non sélectives, peu financées, la recherche) et les grandes écoles l'élite (sélectives, mieux financées : 16 000 euros par étudiant en prépa, les réseaux, les débouchés : 90 % des patrons du CAC 40, 70 % des ministres) ; ce dualisme date de Napoléon (les écoles d'État contre les facultés) et de 1968 (les universités ouvertes à tous, les prépas préservées) ; il est critiqué (Attali 1998, Bourdieu, La Noblesse d'État, 1989 : les grandes écoles comme reproduction de l'élite) et défendu (l'excellence, le mérite républicain : le concours, gratuit et anonyme ; les Fields sortent des ENS) ; les fusions (Saclay, PSL) tentent de le réduire pour les classements.Comment fonctionne la sélection. À l'entrée (Parcoursup : le dossier, les notes de première et terminale, les lettres, les « attendus » ; les prépas et les écoles post-bac sélectionnent sur dossier ; l'université sélectionne dans les filières en tension et depuis 2016 à l'entrée du master), pendant (le concours : les prépas ECG, MPSI ; l'échec en licence : 40 % ; le PASS : 20 % de réussite), à la sortie (le diplôme, le réseau, le stage) ; les biais (les lycées d'origine, les boursiers : 30 % en prépa mais 12 % à Polytechnique, 15 % à HEC ; les femmes : 40 % en prépa scientifique) ; les correctifs (les quotas de boursiers, les cordées, les voies parallèles, les prépas « ouvertes »).L'économie du supérieur. 35 milliards (2 % du PIB, dont 25 publics), 12 000 euros par étudiant (OCDE : 17 000 ; États-Unis : 35 000), les frais bas (l'université presque gratuite : la « gratuité » comme choix politique ; les écoles de commerce à 20 000 : le prêt étudiant, 15 % des étudiants), les bourses (2,5 milliards, 800 000 boursiers, 40 % des étudiants), le logement (la première dépense : 600 euros à Paris), l'apprentissage (20 milliards d'aides : la moitié du budget des universités), le privé (6 milliards de chiffre d'affaires, en croissance de 10 % par an : le « marché » de l'anxiété) ; la question du financement (les frais contre l'impôt ; l'Angleterre à 9 000 livres, l'Allemagne gratuite) est ouverte.La France dans la compétition mondiale. Les classements (Shanghai : 4 universités françaises dans le top 100 ; les fusions ont fait monter Saclay ; les critiques du classement : les publications anglophones, la taille), l'attractivité (400 000 étudiants étrangers, 6e rang, en recul relatif ; les Africains 45 % ; « Choose France » ; les frais différenciés contestés), la recherche (2,2 % du PIB contre 3,1 en Allemagne ; les Nobel et Fields ; la fuite des cerveaux : Duflo, Bawendi), l'anglais (les masters en anglais, la loi Fioraso 2013), l'Europe (Erasmus 1987 : 15 millions d'étudiants ; les « universités européennes » 2019) ; l'enjeu du siècle : rester une puissance scientifique avec des universités sous-financées et des écoles élitistes.
Enjeux & débats
1) Faut-il sélectionner à l'université ? La non-sélection (1968, 1984 : le droit de tout bachelier ; l'échec comme sélection différée : 40 % en licence) contre la sélection (Parcoursup de fait ; les partisans : l'orientation, la réussite, l'Europe sélectionne ; les opposants : la reproduction, le lycée d'origine, la fin de la seconde chance) ; la réponse française est l'hypocrisie (sélectionner sans le dire) ; le débat de fond porte sur le bac (s'il donne un droit, il doit avoir une valeur) et sur l'orientation (choisie ou subie).2) Les grandes écoles sont-elles républicaines ? Le concours (anonyme, gratuit, le mérite : le fils de personne peut entrer) contre la sociologie (5 % d'enfants d'ouvriers, les lycées parisiens : Louis-le-Grand, Henri-IV, Stanislas, Ginette fournissent 50 % de Polytechnique ; la « noblesse d'État » de Bourdieu) ; les réformes (les quotas de boursiers, les voies d'admission, la suppression de l'ENA pour l'INSP, les classes prépa « ouvertes ») ; la question de la double sélection (scolaire puis sociale) et du rôle de l'élite (les dirigeants du CAC 40 sortent de trois écoles).3) Le privé : chance ou mirage ? 600 000 étudiants, l'offre professionnalisante (les bachelors, l'alternance), la réactivité ; les dérives (les diplômes non reconnus, les frais de 10 000 euros pour un « bachelor » sans valeur, les groupes financiers, le marketing sur Parcoursup, les faillites : 2024-2025) ; l'État régule tard (le label, le contrôle des visas, la loi de 2025 en discussion) ; le débat sur le supérieur comme marché (les États-Unis) ou service public (la France).4) L'apprentissage a-t-il été dévoyé ? De 100 000 à 700 000 apprentis dans le supérieur grâce aux aides (6 000 euros par contrat, 20 milliards par an) ; les gagnants (les étudiants payés, les écoles de commerce financées par l'apprentissage, les entreprises) ; les critiques (l'effet d'aubaine, les jeunes des CAP oubliés, le coût, la Cour des comptes 2022) ; le gouvernement réduit (2025 : les aides limitées aux bac +2) ; la question de la priorité (les jeunes sans qualification ou les étudiants).5) L'IA et l'université. ChatGPT (2022) : les mémoires, les devoirs, les examens ; les universités interdisent (2023) puis intègrent (les chartes, les examens sur table, l'IA comme outil) ; les questions (l'évaluation, la valeur du diplôme, la formation à l'IA, la recherche assistée, les « deepfakes » scientifiques) ; l'université est le laboratoire de la question : que vaut un savoir que la machine produit ? Le retour de l'oral (le grand oral, les soutenances) est une réponse.
Exemples
- Polytechnique (1794) : créée par la Convention (Monge, Carnot) pour les ingénieurs de la République ; militarisée par Napoléon (1804) : « pour la patrie, les sciences et la gloire » ; le bicorne, l'épée, le 14 juillet.
- Mai 68 (Nanterre, 22 mars) : 600 000 étudiants pour des amphis prévus pour 300 000 ; la loi Faure (novembre 1968) : « l'autonomie, la participation, la pluridisciplinarité » ; Paris éclatée en 13 universités.
- Malik Oussekine (6 décembre 1986) : mort sous les coups des voltigeurs lors des manifestations contre le projet Devaquet (sélection, frais) ; le projet est retiré ; la sélection devient tabou pour trente ans.
- APB, le tirage au sort (2017) : 3 000 bacheliers tirés au sort en STAPS et psychologie ; « scandale » ; Parcoursup en 2018 : « fini le tirage au sort, place aux attendus ».
- Shanghai (2025) : Paris-Saclay 12e mondiale, première hors monde anglo-saxon ; « la stratégie des fusions a payé » ; 4 françaises dans le top 100.
- Bienvenue en France (2019) : les frais pour les étrangers hors UE passent de 170 à 2 770 euros en licence ; les inscriptions africaines chutent de 10 % ; la moitié des universités refusent d'appliquer.
- Les files alimentaires (décembre 2020) : les étudiants font la queue pour des colis à Paris ; « le repas à 1 euro » ; 20 % des étudiants sous le seuil de pauvreté (Observatoire de la vie étudiante).
- INSP (1er janvier 2022) : l'ENA supprimée par Macron (avril 2021 : « une décision d'égalité républicaine ») ; l'Institut national du service public, le tronc commun de 14 écoles ; les critiques : « l'ENA sans le nom ».
Pièges & confusions
- Confondre université et enseignement supérieur. L'université est 1,7 million sur 3 ; les grandes écoles, BTS, IUT, privé font le reste.
- Croire que l'université sélectionne officiellement. La loi ORE parle d'« attendus » ; la sélection est de fait dans les filières en tension.
- Oublier les prépas dans le débat sur l'élitisme. Gratuites, 30 % de boursiers : le mérite républicain existe, il se perd au concours.
- Ignorer le privé. 25 % des étudiants, +80 % en dix ans : le fait majeur de la décennie.
- Dater Parcoursup de 2010. 2018 (loi ORE), après APB (2009-2017).
Usage concours / oral
Sujets où mobiliser cette fiche : « Faut-il sélectionner ? », « L'élite est-elle légitime ? », « L'université doit-elle être gratuite ? », « Le diplôme fait-il l'emploi ? », « La France est-elle encore une puissance scientifique ? », « Le savoir est-il un marché ? ». Fiche à mobiliser dans tout entretien (le jury de grande école interroge sur les grandes écoles), et pour le thème de l'excellence.À l'oral, tenez les chiffres (3 millions, 1,7 et 400 000, 600 000 privé, 700 000 apprentis, 40 % d'échec, 35 milliards, 12 000 euros, 800 000 boursiers, 20 % de pauvres), le dualisme (Napoléon, 1968, Attali, Bourdieu), Parcoursup (2018, attendus, critiques), les grandes écoles (les concours, les prépas, les boursiers, l'INSP), le privé, l'apprentissage, les classements et les débats. Malik Oussekine et le tirage au sort de 2017 expliquent l'histoire de la sélection ; Saclay 12e la stratégie.Angle d'attaque conseillé : partir du dualisme (12 000 euros par étudiant à l'université contre 16 000 en prépa, 40 % d'échec en licence contre 5 % d'enfants d'ouvriers à Polytechnique) : la France a deux enseignements supérieurs, un pour la masse et un pour l'élite ; Parcoursup, les fusions et l'INSP sont trois tentatives de les rapprocher sans y parvenir.
Sources
- Pierre Bourdieu, La Noblesse d'État. Grandes écoles et esprit de corps (1989)
- SIES, L'état de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (annuel)
- Cour des comptes, Parcoursup et l'accès à l'enseignement supérieur (2020) et Les universités (2024)
- Observatoire national de la vie étudiante, Enquête conditions de vie
- Sénat, Rapport sur l'enseignement supérieur privé lucratif (2024)
Questions d'oral
1Comment est organisé l'enseignement supérieur français (université, grandes écoles, filières courtes, privé) ?2Qu'est-ce que le dualisme université-grandes écoles et d'où vient-il ?3Comment fonctionne Parcoursup et pourquoi est-il critiqué ?4Faut-il sélectionner à l'entrée de l'université ?5Les grandes écoles sont-elles républicaines ?
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